Épisode 2.04 : Abomination
*Aperçu des épisodes précédents.
1. EXT. – ROUTE, BEACON HILLS, NUIT :
Des 4x4 roulent à vive allure.
2. INT. – CLINIQUE VÉTÉRINAIRE, BEACON HILLS, NUIT :
Le Dr Deaton s’affaire à soigner Scott.
Deaton (pressé) : Ils vont bientôt revenir, on n’a pas le temps de discuter.
Le vétérinaire met du produit sur un chiffon.
Scott : C’est quoi?
Deaton : Juste un peu d’alcool, tu ne veux pas que ça s’infecte, non?
Scott : Non.
Deaton nettoie la plaie sur le flanc de son jeune assistant. Scott gémit.
Deaton : Tu finiras par guérir mais plus lentement, parce que c’est Derek qui t’a mordu.
Scott : D’accord, mais comment vous savez tout ça? Comment vous pouvez savoir toutes ces choses?!
Le vétérinaire recouvre la blessure d’un pansement qu’il fixe à l’aide de ruban adhésif.
Deaton : C’est une longue histoire. Tout ce que je peux te dire, c’est que je connais bien ton espèce. Ton espèce (il coupe du ruban avec ses dents) je peux l’aider. Mais ça…
Il lance un regard en direction du cadavre grièvement lacéré gisant sur sa table d’examinations.
Deaton : …C’est autre chose.
Scott : Vous savez ce qui a pu faire une chose pareil?
Deaton : Non, mais les Argent vont le savoir. Alors écoute-moi, c’est important : ils ont une sorte de livre ou de manuel qui contient des descriptions, des histoires, des commentaires sur toutes les créatures qu’ils ont découvertes.
Scott (impressionné) : Toutes les créatures?! Et combien d’espèces il existe?
Du bruit retentit. Des gens entrent dans la clinique. Chris Argent et un homme de main progresse jusqu’à la salle d’examen. Ils surprennent Alan Deaton en train d’étudier les lacérations sur le cadavre, seul.
Deaton : Je devrais envisager d’acheter un écriteau plus grand pour indiquer que la clinique est fermée.
Le vétérinaire se retourne vers les hommes et sourit d’un air faussement affable. Gérard Argent entre à leur suite. Le vétérinaire est choqué de voir le vieil homme. Il recule de quelques pas.
Gérard : Bonsoir Alan. Ça fait un bout d’temps. Aux dernières nouvelles, tu avais pris ta retraite.
Deaton (perturbé) : Aux dernières nouvelles vous suiviez un code d’honneur.
Chris : Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, cet homme était un des nôtre.
Scott est dans le chenil adjacent et écoute attentivement.
Deaton : J’ai vu. J’ai aussi vu les résidus de poudre sur ses doigts. Alors n’allez pas vous imaginer que j’adhère à vos idées simplement parce que je réponds à quelques questions.
Chris : Il n’avait que vingt-quatre ans.
Le vétérinaire lance un regard appuyé à Gérard.
Deaton : Les tueurs peuvent être de tous âge.
Gérard : De tout âge, de toute taille et de toute forme. Seule la forme nous intéresse.
Chris : Si vous nous disiez ce que vous aviez trouvé?
Un silence s’installe. Deaton se déplace vers la tête du cadavre. Chris et Gérard lui emboîtent le pas, ce dernier enfilant des lunettes pour mieux examiner le corps.
Deaton : Vous voyez cette entaille? (Il tourne le cou de la victime) D’une précision presque chirurgicale. Mais ce n’est pas cette blessure qui l’a tué. Elle a été faite dans un but très précis.
Gérard : C’est lié à la colonne vertébrale?
Deaton : Exactement. Quel que soit la personne ou la créature qui a fait ça, elle a injectée une toxine paralysante assez puissante pour inhiber toutes les fonctions motrices. (En désignant les déchirures sur le torse) Voilà la cause de la mort. Remarquez la symétrie des deux côtés.
Chris : Cinq traces pour cinq doigts.
Gérard (corrigeant son fils) : Cinq griffes.
Deaton : Comme vous le voyez il a enfoncé ses griffes (il imite le geste) et l’a éventré de bas en haut. Déchirant les poumons et la cage thoracique avec une facilité incroyable.
Chris : Vous avez déjà vu une chose pareille?
Deaton : Non.
Chris : Vous n’avez pas la moindre idée de ce qui aurait pu le tuer?
Deaton : Non. Mais je peux vous dire qu’il est rapide, d’une puissance exceptionnelle et capable de mettre ses victimes à sa merci seulement en quelques secondes.
Chris (peu impressionné) : Si vous cherchez à nous mettre en garde, nous avons compris.
Deaton : Je vous avertis, vous devriez avoir peur. Vous devriez avoir très peur. Parce que dans la nature, les prédateurs qui utilisent ces toxines paralysantes ne s’en servent que pour attraper et manger leurs proies. Cette proie, comme vous le constatez, n’a pas été dévorée. Ce qui signifie que ce prédateur voulait uniquement tuer cet homme. En fait… tuer est peut-être le seul but qu’il recherche.
3. INT. – GARAGE, NUIT :
Un jeune mécanicien s’affaire sous la chère jeep de Stiles, élevée sur un montant. Stiles approche.
Stiles : Hé. Hé!
L’autre ne réagit pas. L’adolescent se tient aux côtés du garagiste et jette un coup d’œil à ses manœuvres.
Stiles : Mais… Qu’est-ce que tu bricoles? (Le mécanicien l’ignore toujours) Tout ce que je veux c’est un démarreur.
Tucker : Ouais, mais je vois que tout le système d’échappement a b’soin d’être remplacé aussi.
Stiles : Quoi?... Pourquoi j’ai comme l’impression que tu surestimes un peu les dégâts?
Tucker : Ça devrais te coûter dans les… mille deux cents, pièces et main d’œuvre comprises.
Stiles : Quoi? Tu t’fou d’moi! Cette bagnole-là n’a même pas de pot catalytique. Et oui, incroyable, je sais ce que c’est un pot catalytique!
Le mécanicien pause.
Tucker : Et un différentiel à glissement limité?
L’adolescent est pris de court et doit admettre la défaite à contrecœur.
Stiles : Euh… non.
Les épaules de Stiles s’affaissent et l’homme reprend son travail.
Tucker : Je vois, ça te couteras plutôt mille cinq cent.
Stiles : D’accord, j’ai compris, je te laisse finir. (Il s’éloigne) Mais t’inquiètes pas, je vais revenir! (À lui-même) Attend-toi à c’que ma colère sois monstrueuse…
Stiles touche la poignée de porte mais retire sa main et l’examine ; elle est couverte d’une mixture gluante.
Stiles : Argh… génial…Super, vachement hygiénique. (À voix haute) Je vois que tu diriges un établissement de luxe!
Stiles ouvre la porte et entre dans la salle d’accueil adjacente. L’adolescent essuie sa main sur sa veste. C’est en se déplaçant qu’il aperçoit une photo accrochée au mur ; elle met en scène le mécanicien, plus jeune, dans l’uniforme de joueur de crosse du lycée de Beacon Hills.
Stiles : Frimeur…
Stiles sort son téléphone portable de sa poche. Il est en train de taper un texto lorsque ses mains se mettent à trembler.
Stiles : Mais qu’est-ce que j’ai?
Le tremblement s’intensifie et il échappe son portable. Il observe ses mains avec horreur. La sensation semble se propager. L’adolescent regarde par la fenêtre donnant sur le garage. Le mécanicien s’affaire toujours, inconscient de la patte écailleuse et griffée qui s’est posée non loin. La créature, à taille d’homme et d’apparence reptilienne, se tient sur la voiture de Stiles. Ce dernier tente d’avertir Tucker, en vain.
Stiles (voix faible) : Hé… Héé!
Tucker sort partiellement de sous la voiture et ouvre son propre portable. Pendant qu’il est occupé, la créature en profite pour lui griffer la nuque. L’homme se retourne et vacille, avant de tomber par terre. La créature saute de la voiture.
Stiles : HÉ!
Stiles tombe au sol à son tour, paralysé. L’adolescent rampe de quelques centimètres afin d’arriver à la hauteur de son portable. Le mécanicien lui, est rapidement immobilisé et en état de panique. La créature tranche un tuyau qui laisse échapper de la pression. Soudain, le montant sur lequel est enchâssée la voiture de Stiles commence à descendre lentement vers l’homme cloué au sol. Le doigt de Stiles est au-dessus son portable. Sa vision est affectée par la toxine, qui lui permet tout de même d’apercevoir le garagiste approchant sa mort.
Tucker : Au secours… à l’aide…
Stiles parvient à taper le 9 sur son téléphone. La voiture poursuit sa descente. Stiles tape le 1.
Tucker : Au secours, aidez-moi!
L’adolescent est affolé.
Tucker : Au secours, aidez-moi… aidez-moi, s’il vous plaît…
Stiles ferme les yeux. Le mécanicien continue de murmurer à l’aide de sa voix étranglé avant de fermer les yeux à son tour. Le montant s’arrête après avoir fait son œuvre meurtrière. Stiles ouvre les yeux, pantelant. Il parcourt frénétiquement les lieux du regard à la recherche d’une menace. Soudain, la créature reptilienne surgit devant lui. L’adolescent sursaute. Mais la créature ne l’attaque pas. Elle rugit et disparaît. Une tonalité se fait entendre du portable de Stiles.
Femme (voix off) : Les urgences, je vous écoute.
***GÉNÉRIQUE***
4. EXT. – MAISON DES ARGENT, NUIT :
Allison Argent sort de la luxueuse maison. Elle entre dans sa voiture. L’adolescente ferme la portière et souffle sur la vitre. La buée qu’elle provoque fait apparaître un message : « 9 PM ». Elle jette un coup d’œil au cadran du tableau de bord ; il indique 8 : 55. Elle se retourne vers la vitre et sursaute lorsqu’elle voit son grand-père de l’autre côté. Heureusement, le message s’est effacé. Le vieil homme ouvre la portière.
Gérard : Je ne voulais pas te faire peur.
Il tend la main à sa petite-fille ; elle débarque de la voiture.
Allison : C’est bon, je voulais juste euh…
Gérard observe les environs, à l’affût.
Gérard : Tu t’attendais à voir quelqu’un d’autre?
L’homme s’éloigne.
Allison : Ouais. Enfin, non, (Gérard fige) non j’attends personne.
Gérard sourit d’un air diabolique.
Gérard : Parfait.
Il se retourne face à la jeune fille.
Gérard : Alors on va pouvoir discuter un peu.
Allison sourit nerveusement.
5. EXT. – FORÊT, ENVIRONS DE BEACON HILLS, NUIT :
Scott est assis sur un rocher et attend. Il soupire et regarde autour de lui. Scott ouvre son téléphone portable et regarde l’heure : 9 : 00. Il soupire à nouveau.
6. EXT. – MAISON DES ARGENT, AU MÊME MOMENT :
Gérard met la main dans la poche de son manteau ce qui en fait tomber un carnet.
Gérard : Oh!
Allison ramasse l’objet pour lui.
Gérard : Je te remercie, je ne voudrais pas l’égarer. Je serais perdu sans lui.
Gérard le range dans sa poche. Allison sourit.
Gérard : Quand j’avais ton âge je ne prenais même pas de vitamine. (Il prend des pilules) Aujourd’hui si je veux tenir le coup, je dois avaler mon cocktail de pilules trois fois par jour. (Il les avale)
Allison regarde au loin ; elle semble s’ennuyer.
Gérard : Mais je fais ce que mon médecin me dit parce que… j’ai confiance en lui.
La jeune fille sourit poliment avant de reprendre sa contemplation des environs.
Gérard : La confiance est une valeur très importante pour notre famille, tu sais?
Un silence s’installe. Allison accorde enfin toute son attention à son grand-père.
Gérard : Et ma fille, enfin ta tante Kate, est morte en pensant que ce qu’elle faisait était juste (Allison fronce les sourcils). Ses intentions ont peut-être un peu déviés de leurs buts…
Allison (sec) : Un peu?
Le vieil homme sourit.
Gérard : J’aime ça! Tu lui ressemble beaucoup, je crois l’entendre. Elle me tenait tête aussi.
Allison : C’est ce que t’attends de moi? Que je te tienne tête?
Gérard : Je veux surtout que tu me fasses confiance… Tu vas être dans une position où tu mettras en doute la confiance que tu as envers les personnes qui te sont proche, même tes amis les plus chers. Et quand ça arrivera, tu sauras que les seuls qui ne te décevront jamais sont les membres de ta famille. Je peux avoir confiance en toi, Allison?
La jeune fille promène son regard, nonchalante.
Allison : Ouais.
Gérard (en criant) : Non, pas «ouaiiis» ! Je veux que tu me répondes avec plus de convictions alors, oui ou non?!
Allison semble proprement châtiée. Elle regarde Gérard droit dans les yeux.
Allison : Oui. Tu peux me faire confiance.
7. EXT. – GARAGE, NUIT :
Les policiers ont envahie le garage. Une foule de badauds s’est rassemblé pour observer la scène. Stiles est assis sur les marches d’une ambulance aux côtés du shérif, sous la pluie battante. L’adolescent frotte compulsivement sa main.
Stiles : Je te l’ai déjà dit : je suis entré et j’ai vu la voiture sur l’mec, c’est tout.
Stilinski : T’as quoi à la main?
Stiles secoue sa main.
Stiles : C’est rien, je peux rentrer maintenant?
Stilinski : Écoute, s’il y’a quelque chose que tu n’oses pas me dire…
Stiles : Tu crois que j’te mens?!
Stilinski : Mais non, bien sûr que non. Je m’inquiète pour toi. Si tu as vu celui qui a fait ça, tu as peut-être peur qu’il revienne- je peux comprendre, tu te dis qu’il va s’en prendre à toi pour te faire taire.
L’adolescent regarde devant lui, avant de se résigner à croiser le regard de son père.
Stiles : Je te jure, j’ai rien vu. (Doucement) Rien du tout. Maintenant, s’il te plaît, je peux y aller?
Stilinski regarde son fils un moment puis hoche la tête.
Stilinski : Bien sûr… Mais sans ta voiture. Il faut qu’on l’examine.
Stiles : Quoi?!
Stilinski : Désolé, (il claque l’épaule de Stiles) pièce à conviction! À plus tard.
Le shérif quitte l’ambulance et s’en va vers la scène de crime. Stiles agrippe sa propre tête, énervé.
Stiles : Papa, assure-toi au moins qu’ils la lavent!
8. EXT. – FORÊT, ENVIRONS DE BEACON HILLS, NUIT :
Allison court dans la forêt pour se rendre jusqu’au point de rendez-vous.
Allison : SCOTT?!
Elle arrête et observe les alentours. Elle est seule. L’adolescente regarde le rocher sur lequel Scott s’est assis. Un message y est écrit à la craie blanche : « Je pouvais pas t’attendre, tu me manque ». Déçue, Allison s’accroupie devant la pierre. Elle l’observe, pensive, avant de frotter les lettres. L’adolescente soupire mélancoliquement.
9. EXT. – GARAGE, PLUS TARD :
Le cadavre de Tucker est sur un brancard, recouvert. Stiles quitte le garage et, en soupirant, se dirige vers une voiture. Il embarque à l’intérieur. Scott est au volant.
Scott : Ça va?
Stiles : Ouais… T’avais raison. Il est pas comme toi. (Pensif) Ses yeux étaient plus proches d’un reptile… Mais c’était bizarre.
Scott : Tu veux dire quoi?
À l’extérieur, le brancard est monté dans l’ambulance.
Stiles : C’était comme croiser un copain déguisé pour Halloween. Tout ce que tu peux voir ce sont ses yeux. Tu as l’impression de le connaître, mais t’arrive pas à savoir qui c’est.
Scott : Tu veux dire que tu sais qui c’est?
Stiles : Non… Mais je pense que lui me connais.
10. INT. – GARE DE BUS ABANDONNÉE, NUIT :
Le jeune Isaac est debout dans la station. Il prend une profonde inspiration et court. L’adolescent saute par-dessus un obstacle, puis un autre. Il se propulse sur un mur pour se jeter sur sa cible : Derek… qui le projette au sol. Isaac encaisse le coup. Derek semble énervé. Le manège recommence, sous les yeux amusés de Boyd, assis dans des escaliers. Isaac court attaquer Derek. Celui-ci utilise ses sens hyper développés pour prévoir les assauts. Isaac est à chaque fois jeter au sol. Encore et encore. Soudain, Erica bondit du toit de la carcasse d’un bus. Elle saute vers Derek, qui ne fait que la projeter à côté d’Isaac sur le plancher. Boyd a cessé de sourire. Derek est agacé. Il lève les yeux au ciel et quitte sa place. Les adolescents ont peine à se remettre.
Derek : Est-ce que l’ un d’entre vous voudrait essayer d’être un peu moins… prévisible?
Soudain, Erica se lève et saute sur Derek. Elle passe ses bras autour de son cou et l’embrasse fougueusement. Surpris, Derek répond au baiser avant de se défaire de son emprise et de la rejeter de nouveau aux côtés d’Isaac. L’homme essuie sa bouche.
Derek (sec) : Ne refait plus jamais ça!
Erica : Pourquoi, parce que je suis une beta?
Boyd s’est levé et se tient debout près de ses compagnons au sol.
Derek (sarcastique) : Non. Parce que je te réserve pour quelqu’un d’autre.
Erica est perplexe. Isaac semble à bout de force.
Isaac : On a terminé? Je dois avoir une centaine d’os de casser, ça va me prendre quelques heures pour les ressouder.
Lui et Erica se redressent. Derek semble se radoucir.
Derek : Très bien. (Il s’accroupit devant Isaac) Donne-moi ton bras.
L’adolescent tend son bras, Derek l’agrippe et… le casse. Isaac cri et tombe à la renverse sur les genoux de Derek. Boyd et Erica sont terrifiés. Derek maintient sa prise.
Derek : Maintenant ça fait cent un. Vous croyez peut-être que je vous apprends à vous battre? Hein?! (Il agrippe ses cheveux) Regarde-moi! Je vous apprends avant tout à survivre.
Derek le relâche. Il s’éloigne de quelques pas. Isaac se reprend.
Isaac : S’ils veulent nous tuer, pourquoi ils viennent pas nous chercher? Ils attendent quoi?!
Derek : Je ne sais pas. Mais ils préparent quelque chose. Et je crois que tu es très bien placé pour savoir que ce n’est pas le seul problème. (Aux autres) La créature qui a tué le père d’Isaac a également tué quelqu’un d’autre hier soir. En attendant que je trouve ce que c’est, vous devez apprendre tout ce que je vous enseigne! (Il s’éloigne) Aussi rapidement que possible!
Il entre dans un bus.
11. INT. – CHAMBRE DE LYDIA, MAISON DES MARTIN, MATIN :
Mme Martin entre dans la chambre de sa fille. Elle ouvre la porte et y frappe.
Mme Martin : Il est l’heure de s’lever.
La jeune fille a la tête sous ses draps. Mme Martin se dirige vers le lit.
Lydia: Ooh laisse-moi!
Mme Martin : Tu vas être en retard pour ton rendez-vous avec la psychologue scolaire, tu te rappelles? On était d’accord!
Lydia : Tu te rappelles que je t’ai dit que j’allais bien?
Mme Martin : Lydia, s’il te plaît!
La mère rabat les draps. Ils sont maculés de sang. Mme Martin est horrifiée.
Mme Martin (paniquée) : Mais qu’est-ce que t’as fait? Oh mais c’est pas vrai, qu’est-ce que tu t’es fait?!
L’adolescente se redresse, hébétée. Sa mère s’empresse d’examiner ses bras. Le dos des mains de Lydia sont éraflés et couvert de sang. Elles aperçoivent alors le miroir de l’adolescente sur sa commode : il est brisé et démontre clairement que quelqu’un l
’a frappé en plein centre. Il est taché de sang.
Mme Martin : Lydia, ma chérie, mais pourquoi t’as fait ça?
Lydia est confuse et effrayée. Elle ne peut que secouer la tête.
Mme Martin : Lydia?
12. INT. – COULOIR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, PLUS TARD :
Lydia est assise dans une aire d’attente à côté d’un garçon plus avachi qu’assis sur sa propre chaise. Elle porte des gants.
Garçon : Très jolis gants.
Lydia (souriante) : Merci.
Elle l’ignore superbement et continue de regarder droit devant elle.
Garçon : Alors… t’as quoi comme psychose?
Lydia : … T’es sérieux?
Garçon : Si on est là c’est pour une raison, pas la peine d’en avoir honte.
Lydia (acerbe) : Je vais te dire mon problème : j’ai la phobie des gens qui se mêlent de ma vie privée… Et toi?
L’inconnu semble la trouver amusante.
Garçon : Je suis irrésistiblement attiré par les filles canons mais très égocentriques.
Lydia est choquée. La psychologue sort de son bureau.
Morell : On y va, Lydia?
La jeune fille prend sa sacoche et quitte d’un air insulté. La psychologue ne fait que sourire et l’accueille dans son bureau.
13. INT. – COULOIRS, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, JOUR :
Scott et Stiles sont assis au pied des escaliers, pendant que les autres élèves vaquent à leurs occupations. Les jeunes hommes semblent être plongés dans une discussion étrangement intime…
Stiles (sérieusement) : Je suis vraiment désolé pour l’autre jour. Je fais c’que j’peux! On va s’en sortir. (Scott sourit) J’en suis sûr parce que je t’aime.
Le sourire de Scott devient de plus en plus énamouré. Stiles craque.
Stiles : Je t’aime plus que – Oh c’est pas vrai, j’peux pas! Il vous faut un meilleur moyen de communication avec Allison!
Scott : S’te plaît! T’es le seul en qui on peut avoir confiance. Elle vient au match ce soir?
Stiles (agacé) : Oui! C’est bon, message délivré.
Stiles pousse Scott avec son coude.
Stiles : Parle-moi de ton patron.
Scott s’assure qu’ils ne sont pas épiés.
Scott : Euh, il pense que la famille d’Allison garde une sorte de manuel de toutes les créatures qu’ils ont chassées. Un bouquin!
Stiles : Bien sûr! C’est certainement un bestiaire.
Scott : Un quoi?
Stiles : Tu sais, un bestiaire.
Scott semble trouver son ami très amusant.
Scott (patronisateur) : Stiles! Je crois que tu veux dire bestialité.
L’adolescent hyperactif regarde son ami comme s’il était inquiet pour sa santé mentale.
Stiles : … Non, pas du tout. C’est comme une encyclopédie de toutes les créatures.
Scott (mortifié) : Quoi?! Mais tu peux m’expliquer pourquoi je suis toujours le seul à pas savoir ça?!
Stiles (rassurant) : Écoute, t’es mon meilleur pote et t’es une créature de la nuit donc c’est une priorité pour moi!
Scott : D’accord (il hoche la tête). On peut essayer. Si on arrive à trouver ce livre et qu’on découvre ce que c’est…
Stiles : …Et qui c’est, il nous faut ce bouquin.
Scott (en même temps) : Il nous faut ce bouquin.
Ils échangent un regard interdit. Puis ils se lèvent.
14. INT. – BUREAU DE LA PSY, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, AU MÊME MOMENT :
Lydia est assise d’une manière élégante face à mademoiselle Morell. La jeune fille jauge la psychologue siégeant à son bureau.
Lydia : On m’a dit que vous veniez d’un autre pays?
Morell : Du Canada francophone.
Lydia (assassine) : Et à part ça? Vous êtes prof de littérature? Dans la mesure où je vous confie ma santé mentale, pourriez-vous me dire en quoi une prof de littérature est qualifiée pour faire de la psychologie?
Morell (imperturbable) : J’ai également un master en psychologie comportementale et j’ai travaillé plus de trois cent heures dans ce domaine.
Lydia masque sa frustration.
Lydia : Ça va bien.
Morell : Si tout va bien, alors (elle hausse les épaules) pourquoi tu es là?
Lydia : Pour rassurer mes parents et garder mes clés de voiture. (Elle sourit)
Morell : Tu as parlé à tes amis de ce qui t’es arrivée?
Lydia (mentant) : Oui! Ils sont super. Ils m’aident beaucoup.
Morell : Tu leur fait confiance?
Lydia (décontenancé) : Absolument.
Morell : Bien! (Elle sourit, bienveillante) Mais sois prudente, quand même…
Lydia : Pourquoi? Parce que les personnes dont on est le plus proches sont parfois celles qui nous empêchent d’évoluer?
Morell (intriguée) : En effet. Tu as lu ça quelque part?
La jeune fille a soudain un air lointain.
Lydia : Je ne sais pas… (Elle se reprend) J’ai dû l’entendre.
Morell : Eh bien, celui qui t’a dit ça t’a laissé une forte impression.
Lydia réfléchit à ces paroles.
15. INT. – VESTIAIRE DES GARÇONS, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, JOUR :
Jackson discute avec son meilleur ami Danny. Il lui tend sa tablette numérique.
Jackson : Tu peux améliorer la luminosité de cette vidéo?
Danny : Ouais.
Jackson : Bien! Quoique tu trouves là-dedans… Je veux que tu le gardes pour toi, compris?
Danny (circonspect) : C’est quoi?
Jackson : C’est juste moi, dans ma chambre… dans mon lit.
Danny (incrédule) : Je dois te regarder au lit? (Jackson est énervé)Tu te souviens, je t’ai déjà dit que t’étais pas mon genre de mec?
Jackson : Mm-mm… Fais ce que j’te dis! (Il lui donne la tablette) Au fait, pour info…
Il s’approche très près de Danny et lui offre un regard flagorneur.
Jackson : Je suis le genre qui plait à tout le monde.
Sur ce, il s’en va. Danny cligne des yeux, interdit.
16. EXT. – COUR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, JOUR :
Stiles est devant Allison qui est assise à une table de pique-nique. La jeune fille sourit, hilare.
Allison : Je crois que tu veux dire…
Stiles (la coupant) : Non, je veux dire bestiaire! Et je veux même pas savoir ce qui vous passe par la tête à tous les deux.
Allison : D’accord (elle se ressaisit). Euh, alors… Tu peux me décrire cette chose?
Stiles : Euh, c’est certainement un livre. Vieux… abîmé…
Allison (réalisant) : Avec… une reliure en cuire?
17. INT. – COULOIRS, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, PLUS TARD :
Stiles court pour arriver à la hauteur de Scott qui parcourt le hall. Il agrippe son épaule.
Stiles (essoufflé) : Gagné! Elle a vu son grand-père avec un livre comme ça.
18. EXT. – COUR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, JOUR :
Stiles court à l’extérieur pour se rendre jusqu’à Allison. Cette dernière étudie lorsqu’il rejoint la table. Il s’y agrippe pour se soutenir.
Stiles (haletant) : Où… ton grand-père… le garde?
19. INT. – COULOIRS, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, PLUS TARD :
Scott referme son casier quand Stiles s’écroule sur celui d’à côté. Le pauvre est à bout de souffle et couvert de sueur.
Stiles : Elle m’a dit… qu’il devait être… dans son bureau.
Pendant que l’hyperactif lutte pour prendre des goulées d’airs, Scott réfléchit.
20. EXT. – COUR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, JOUR :
Stiles est devant Allison. Il prend une inspiration avec son inhalateur. Sa voix est comme sans souffle.
Stiles (d’une traite) : Tu sais, ça fait des années que les dealers utilisent des portables jetables sans problèmes.
Allison : Mes parents vérifient tous mes appels, tous mes e-mails et tous les messages que j’envoie. Fais-moi confiance, ils le sauraient.
Stiles : D’accord, tu peux avoir le bouquin?
Allison : Pas sans ses clés.
21. INT – COULOIRS, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, PLUS TARD :
Gérard verrouille la porte de son bureau. Il se retourne et s’adresse à sa petite-fille qui l’attend non loin.
Gérard : Je préfère tout de suite te prévenir : il faudra que tu sois un petit peu patiente avec moi.
Allison : Pourquoi patiente?
Gérard : J’aurais certainement plein de questions à te poser parce que j’avoue que je n’ai encore jamais vu un match de crosse.
Il lui sourit et lui tend le bras. Allison sourit nerveusement et l’agrippe. Ils s’en vont.
22. EXT. – TERRAIN DE CROSSE, NUIT :
Quelques joueurs et spectateurs sont assis dans les gradins et se préparent. Danny, tablette à la main, et Matt et se dirigent vers Jackson. Le jeune homme panique à la vue de ses coéquipiers et se lève.
Jackson (chuchote) : Mais qu’est-ce que ça veut dire?! Je croyais pouvoir te faire confiance!
Matt (le coupant) : Relax. C’est ma caméra, d’accord? Il m’a seulement posé quelques questions.
Danny : C’est Matt qui l’a découvert.
Jackson (sec) : Découvert quoi?
Matt soupire. Danny montre à son ami la vidéo sur la tablette. Jackson y est allongé, endormi. Sur une image, la main droite de Jackson est cachée mais dans la suivante elle repose sur son ventre.
Matt : Tu vois, là?
Jackson : Je vois quoi?
Danny : C’est un point de montage : la vidéo est en boucle. Il y a un trou de deux heures.
Jackson : Tu peux être plus clair?
Matt : Ça veut dire qu’il y a deux heures d’enregistrement… qui ont disparus.
Jackson est sous le choc.
23. EXT. – TERRAIN DE CROSSE, PLUS TARD :
Le match a débuté. Le joueur numéro 9 de l’équipe de Beacon Hills est projeté dans les airs. Il retombe lourdement. Le public s’indigne et l’arbitre siffle. Le costaud joueur 42 de l’équipe adverse responsable de l’incident sourit, machiavélique.
Coach Finstock : C’est pas vrai! C’est pas un adolescent, cette chose! Je veux voir immédiatement son acte de naissance!
Énervé, le coach s’assied sur le banc des joueurs aux côtés de Stiles. L’adolescent, ne faisant pas parti de l’équipe régulière, n’est pas en uniforme complet mais plutôt en survêtement de sport.
Coach Finstock (à Stiles) : Tu peux me dire c’que c’est qu’ce monstre, c’est une expérience génétique qui a foiré?
Stiles : C’est Eddie Abramovitz. Ils l’ont surnommé « L’Abomination ».
Coach Finstock : Uh, c’est charmant.
Sur le terrain, Jackson approche Scott.
Jackson : McCall! T’attend quoi, exactement? Je te rappelle que c’est les demi-finales ; tu vas m’écraser c’t’obèse!
Scott : Moi? Tu te souviens, tu m’as dit que j’étais un tricheur?
Jackson : Et tu crois que c’est un match équitable avec ce monstre? Alors bouge-toi!
Scott : J’peux pas! Pas tant que le grand-père d’Allison est là.
Il lance un regard vers la jeune fille et son grand-père.
Dans les gradins, Allison et Gérard regardent le match. Elle l’évalue du regard puis prend un air désinvolte.
Allison : J’aurais dû prendre une veste plus chaude.
Gérard : Tu as froid? Tiens, prend mon manteau.
Allison : T’es sûr?
Gérard : Oui. Voilà.
Il l’enlève et l’aide à l’enfiler. Ils se sourient et se rassoient. La jeune fille fouille subtilement dans les poches du manteau. Elle en sort discrètement le trousseau de clés.
Sur le terrain, le joueur géant continu de faire des victimes. Le public réagit.
Gérard : Oh! Ça fait mal… Dis donc, ce sport est toujours aussi violent?
Allison en profite pendant que l’attention de son grand-père est ailleurs pour tendre subrepticement les clés à Stiles, qui passe à côté des gradins. Il les cache dans sa main et quitte le terrain, après s’être assuré que personne ne le regardait.
Un joueur de l’équipe de Beacon Hills est transporté sur une civière.
Joueur : Je sens plus mes jambes! Aah!
Matt se tient près des gradins avec son appareil photo à la main.
Matt (à Melissa, désignant le blessé) : C’est votre fils?
Melissa : Non. Pour l’instant, le mien est encore sur le terrain. Pendant que je suis ici à regretter qu’il n’ait pas continué le tennis.
Matt rigole puis poursuit l’examen des clichés qu’il a pris.
Melissa : Tu prépares l’album de fin d’année?
Matt : Non, je… je prends juste quelques photos.
Melissa : Seulement du match ou d’autre chose?
Matt : Tout ce qui attire mon regard…
Il regarde le cliché qu’il vient de prendre sur l’écran : il s’agit d’Allison. Il zoom sur ses yeux. Le sifflet de l’arbitre retentit et Matt s’éloigne pour retourner sur le terrain.
24. EXT. – STATIONNEMENT, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles court parmi les voitures quand il s’arrête. Il aperçoit Lydia, seule dans sa voiture, qui pleure. Stiles hésite entre sa mission et la jeune fille, objet de son béguin. Il choisit d’aller vers elle.
Stiles : Lydia? Qu’est-ce qui va pas?
Elle monte aussitôt la vitre de la portière. L’adolescent y frappe.
Stiles (étouffé) : Lydia, s’il te plaît.
Lydia (en sanglotant) : Ne reste pas là, va-t’en.
Stiles : Qu’est-ce qui y a?
Lydia : Non, arrête, j’ai pas envie que quelqu’un me vois en train de pleurer!
Stiles : Oh j’t’en prie, Lydia! …Franchement, tu devrais vraiment pas t’en faire pour ça. Surtout toi.
Lydia : Pourquoi?
Stiles (sincère) : Parce que je trouve que t’es très belle quand tu pleures.
Lydia baisse finalement la vitre. Stiles s’appuie contre la portière.
25. EXT. – TERRAIN DE CROSSE, AU MÊME MOMENT :
Coach brandit ses doigts devant le visage de Danny. L’adolescent tient une compresse contre son front.
Coach Finstock : Dis-moi combien tu vois de doigts?
Danny (confus) : …Quatre?
Coach Finstock : Dis-moi deux!
Danny : Deux.
Le coach sourit et remet son joueur sur pied.
Coach Finstock : Parfait! Tu peux retourner jouer, allez vas-y. (Il lui lance son équipement) Et prend ta crosse!
Arbitre (voix off) : Il vous manque encore un joueur!
Le coach est frustré.
Coach Finstock : Où est Stilinski? Où est Stilinski?!
Il se tourne vers les gradins et examine la foule. Il pointe son doigt sur Boyd.
Coach Finstock : Toi, là-haut! Oui, toi! Tu sais jouer à la crosse?
L’adolescent noir échange un regard avec Erica assise à ses côtés. Il s’apprête à se lever mais la jeune fille agrippe son bras.
Erica : Han-han! Derek va pas aimer.
Boyd : Ouais… Mais moi, si.
Il fait fi de son avertissement et se lève. Il enlève son manteau. Le coach jubile en voyant son impressionnante stature.
Coach Finstock : Oui! (Il rit comme un maniaque) C’est bon, nous avons un joueur!
26. EXT. – STATIONNEMENT, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Lydia rassemble son courage.
Lydia : Tu vas me prendre pour une folle.
Stiles : Lydia, si tu me fais vraiment confiance alors tu peux me croire : je te jure qu’il y a rien que tu puisses me dire qui me fera penser que t’es folle. Je t’assure, absolument rien!
Lydia essuie ses larmes. De loin, l’adolescent entend la foule applaudir la reprise du match. Il se rappelle que le temps presse.
Stiles : Je peux te laisser juste cinq minutes? (Lydia est choquée) Je sais, j’suis vraiment désolé, je… Mais reste ici! Et continue de pleurer… Ou pas, tu fais comme tu veux! C’est toi qui vois, d’accord. (Elle hoche la tête, irritée) Mais tu restes ici, je reviens bientôt et on parlera de tous ce que tu veux, ok? (Elle soupire) Juste cinq minutes.
Frustré, Stiles laisse échapper une grimace. Il se met à courir vers l’école, laissant la pauvre Lydia complètement seule.
27. INT. – BUREAU DU PRINCIPAL, PLUS TARD :
Stiles fouille frénétiquement les tiroirs du bureau, sans résultats.
Stiles (murmure) : Un livre, un livre, un livre… Argh! Y’a pas de livres!
Il sort son téléphone de sa poche et se met à texter : « Y’a rien ici ». Soudain quelqu’un apparaît sur le seuil du bureau, faisant sursauter l’adolescent. Il s’agit d’Erica. La jeune fille sourit d’un air suffisant.
Erica : Salut, Stiles…
28. EXT. – TERRAIN DE CROSSE, AU MÊME MOMENT :
Le massif joueur de l’équipe adverse se trouve une nouvelle cible : Boyd. Mais le jeune homme reste campé dans sa position, déterminé. Les spectateurs appréhendent un funeste destin pour Boyd. C’est à ce moment qu’Eddie Abramovitz fonce droit sur lui et… fait un vol plané pour atterrir violemment au sol. L’arbitre siffle. Les spectateurs manifestent leur
joie.
Coach (extatique) : PLUS ILS SONT LOURDS ET GROS …
PLUS ILS SONT LOURDS ET… GROS! OUAIS!
Abramovitz est toujours K.O. au sol. Les joueurs de l’équipe de Beacon Hills se regroupent pour fêter et aller féliciter leur joueur étoile. Mais le sourire de Scott se fane quand il aperçoit Boyd. Celui-ci enlève son casque, le lève et sourit triomphalement. Sous les regards horrifiés de Scott et Jackson, les yeux de Boyd deviennent dorés…
29. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Erica traîne par l’oreille un Stiles qui geigne jusque dans la salle de la piscine. Celle-ci a été fermée pour la nuit et est par conséquent assombrie. Derek les attends debout, avec un ballon de basket entre les mains. Erica vient se placer à ses côtés.
Stiles : Salut.
Derek : Stiles.
Stiles : Derek.
Derek : Si tu me disais ce que tu as vu au garage?
Stiles : Euuh… Plusieurs infractions qui porte atteinte à l’environnement et que j’ai bien l’intention de signaler.
Erica et Derek rigolent. C’est alors que Derek enfonce ses griffes dans l’innocent ballon qui se met à dégonfler.
Stiles : Ah, d’accord.
L’homme laisse tomber l’ex-ballon au sol.
Derek : Deuxième chance.
30. EXT. – TERRAIN DE CROSSE, AU MÊME MOMENT :
Les deux équipes sont maintenant à égalité. Allison regarde le message que Stiles lui a envoyé sur son portable. Elle fronce les sourcils.
Les yeux de Boyd sont toujours dorés. Scott s’avance pré
cipitamment vers lui.
Scott (à voix basse) : Il faut que tu sortes du terrain. Tes yeux! Quelqu’un va remarquer tes yeux.
Le sifflet de l’arbitre retentit. Boyd fait fi des paroles de Scott et court. La partie reprend et la balle est lancée.
Scott : Merde.
Scott court pour arriver à la hauteur de Boyd. Il prend la balle dans sa crosse avant l’autre. Scott court jusqu’au but et la lance dans le filet. La foule et le coach crient leur joie. Mais au même moment, un joueur de l’équipe adverse entre délibérément en collision avec Scott. L’impact est violent.
Gérard : C’est pas beau…
L’adolescent atterrit sur le sol, la jambe dans un angle contre-nature. Scott gémit. L’arbitre siffle l’arrêt. Allison est inquiète. Elle ne prête pas attention au regard intrigué de son grand-père et quitte les gradins.
Le joueur adverse jubile. Il s’éloigne pour recevoir les félicitations de ses coéquipiers.
Melissa McCall se lève à son tour.
Melissa (alarmée) : Oh c’est pas vrai…
Les gens commencent à accourir auprès de Scott.
Allison : Scott!
Elle s’accroupit à ses côtés.
Scott : Ça vas, je vais m’en remettre, c’est bon. Le livre…
Allison (à voix basse) : Il est pas dans son bureau, il doit être à la maison… (Elle regarde le bas de son corps) Scott, ta jambe. Oh c’est pas vrai, je crois qu’elle est cassée!
Scott : Pas pour longtemps.
Le jeune homme se remet debout avec l’aide d’Allison. Coach Finstock franchit en catastrophe l’attroupement des joueurs.
Coach Finstock : Non, ne bouge pas!
Melissa arrive au même moment, suivit de Gérard Argent.
Melissa : Scott!
Scott : Ça va! C’est bon. Je vais bien. Tout va bien.
Il sourit, pâlot.
Melissa (concernée) : J’aurais pourtant juré avoir entendue très nettement l’os se briser d’où j’étais!
Coach Finstock (confus) : Moi je l’es senti.
Les autres joueurs sont consternés. Le regard de Gérard devient calculateur.
Scott : Non, vous inquiéter pas, ça va. Je vais bien.
Allison retourne auprès de son grand-père.
Allison (à Gérard) : On y va.
Gérard : Attend.
Scott écarquille les yeux.
Gérard : J’ai encore une question à lui poser…
31. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles fait toujours face aux loups garous.
Stiles : D’accord, cette créature était très souple et très rapide… Sa peau était foncée… avec plein de tâches dessus… Des motifs. Je crois que j’ai vu des écailles. (Agacé) Ça vous suffit? Parce que quelqu’un m’attend et je dois lui parler.
Derek le foudroie du regard. Stiles soupire et se résigne.
Stiles : D’accord, j’ai compris. Alors ses yeux… ses yeux étaient plutôt jaunes et reptiliens. Cette chose a plein de dents… Ah et elle a une queue aussi!
Pendant que l’adolescent parle, Erica semble de plus en plus anxieuse. Derek remarque quelque chose bouger sur le palier au-dessus de Stiles.
Stiles : Ça vous va, maintenant?
Erica regarde la créature reptilienne se camper lentement sur la rambarde, tétanisée par la peur.
Stiles (intéressé) : Quoi? Vous l’avez vu? Vous êtes bizarre, j’ai l’impression que vous voyez exactement de quoi je parle!
L’adolescent décide enfin de se retourner. C’est alors que la créature lance un cri perçant. Stiles est stupéfait et va aussitôt se placer à côté de Derek. La créature saute sur le sol. Derek rugit et s’accroupit en position défensive mais Erica n’a pas le temps d’en faire autant. Le monstre fauche ses jambes et envoi la louve valsé contre un mur. Erica retombe, inconsciente. Derek tourne momentanément le dos à l’énorme reptile pour pousser Stiles en pleine poitrine.
Derek : Court!
La créature en profite pour griffer la nuque de Derek en criant. L’homme vacille. Étrangement, la bête bat en retraite. L’adolescent qui était sur le point de s’enfuir s’arrête.
Stiles : Derek, ta nuque!
La paralysie l’emporte peu à peu et l’homme tombe. Stiles s’empresse de se coller à son côté et de passer le bras du loup-garou autour de son cou.
Stiles : Viens!
Ils fuient le plus rapidement possible en contournant la piscine. La créature rôde en sifflant d’un air menaçant.
Derek : Il fait quoi?!
Stiles : Tu le vois?!
Derek : Non! Mais dépêche-toi! Appelle Scott!
L’adolescent sort son téléphone portable et tente de composer. Mais il ploie sous le poids de l’homme adulte. Il échappe le portable. Stiles se penche aussitôt pour le récupérer, ce faisant lâchant sa prise sur Derek…
Derek : Stiles, non!
…qui tombe dans la piscine. Stiles regarde Derek sombrer puis le portable gisant sur le pavé, déchiré. Il décide finalement de plonger tête première dans la piscine. Lui et Derek crèvent la surface. Stiles le soutiens à nouveau et tente de les ramener vers le bord de la piscine.
Stiles : Où il est passé? Où il est?! Tu le vois?
Derek : Non.
Stiles : Attend, il est peut-être parti.
Un cri inhumain résonne dans la salle. Derek lance un regard à Stiles.
Derek : Peut-être pas.
32. INT. – CUISINE, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Victoria Argent rince un couteau utilisé pour cuisiner le repas. Elle est en compagnie de son mari qui remplit des verres de vin. Quelqu’un entre dans la maison.
Victoria : Oh, vous voilà. Le dîner est presque prêt.
Chris : Alors, ce match?
Gérard apparaît dans l’embrasure, accompagné d’Allison.
Gérard : Si tu demandais plutôt au meilleur joueur?
C’est alors que derrière eux apparaît Scott, arborant un sourire crispé.
Scott : Bonsoir.
Chris pose la bouteille de vin avec un peu plus de force que nécessaire. La présence du loup-garou est loin de réjouir le couple de chasseurs.
33. INT. – SALLE À MANGER, MAISON DES ARGENT, PLUS TARD :
La famille et leur invité sont passés à table. Tous mangent dans un silence tendu. Scott prend soin de ne croiser le regard de personne et Chris donne l’impression d’avoir une rancœur particulièrement virulente envers son plat de pâte.
Gérard : Bon, alors (il s’essuie la bouche). Pourquoi tout le monde reste silencieux? (Personne ne répond) Est-ce que ça vous gêne à ce point qu’ils soient sortis ensemble?
Scott et Allison échangent un regard.
Chris : Tu leur as demandé à eux si ça les gênait?
Gérard : D’accord, je sais que ça fait plusieurs siècles que mon adolescence est passée, mais déjà à l’époque les couples se faisaient et se défaisaient tout le temps.
Allison prend un air rassurant.
Allison : Tout va bien. Pas vrai, Scott?
Le jeune homme ne peut empêcher l’expression mièvre d’apparaître sur son visage.
Scott : Tout va très bien.
Allison hoche la tête et sourit. Chris semble exaspéré. Victoria regarde sa fille, appréhensive. Gérard hausse les sourcils.
Gérard : …Alors pourquoi avez-vous rompu?
Scott est momentanément à court de mot.
Scott : C’est elle, elle m’a larguée.
Allison qui était sur le point de prendre sa bouchée, fige. Tout le monde semble choqué excepté Gérard qui est très amusé...
34. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles nage en faisant du surplace.
Derek (irrité) : T’attend quoi pour me sortir de là, que j’me noie?
Stiles : C’est ça qui t’inquiètes, te noyer? T’as remarqué que cette créature avait plusieurs rangées de dents super aiguisées?
Derek : Et toi, t’as remarqué que j’étais paralysé et plongé dans DEUX MÈTRES QUARANTE D’EAU?!
Stiles : Ok! (Il regarde les environs) Je le vois pas.
Il se met à nager vers le bord, Derek en remorque. Le loup-garou remarque quelque chose.
Derek : Attend, attend, bouge pas!
Stiles s’arrête. Tous deux observent la bête rôder en sifflant et en les mesurant du regard.
Stiles : Qu’est-ce qu’il attend?
Derek n’a pas de réponse.
35. INT. – SALLE À MANGER, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Le repas se poursuit.
Chris : Ne le prend pas mal, Scott, mais à mon avis peut-être qu’Allison a senti que vous étiez… trop différent.
Allison lui lance un regard acerbe.
Gérard (amusé) : Comme si les pères avaient un avis impartial. Qui sait, ils étaient peut-être aussi passionnément amoureux que Roméo et Juliette?
Allison lui sourit.
Chris : Roméo et Juliette ont finis par se suicider.
Victoria repose bruyamment sa fourchette sur son assiette et foudroie son mari du regard.
Chris (acide) : Ils auraient mieux fait de modérer leur passion.
Il boit une gorgée de vin. Gérard salut sa saute d’humeur d’un haussement de sourcils.
Allison : S’il vous plaît, on pourrait pas changer de sujet?
Victoria : Excellente idée…
Les convives retournent à leurs assiettes dans un silence tendu.
Chris (d’un ton sans répliques) : Scott! …Tu viens avec moi dans la cuisine chercher le dessert?
L’homme lance sa serviette sur la table et se lève. Scott n’a d’autre choix que de se lever à son tour, sous le regard entendu de Gérard.
36. INT. – CUISINE, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Chris plaque l’adolescent contre le réfrigérateur en agrippant sa trachée.
Chris (à voix basse) : Tu crois vraiment que j’ai besoin de te raconter en détail ce qui t’arrivera si jamais il découvre ce que nous savons tous?!
Scott (furieux) : Et moi je serais vraiment curieux de savoir ce qui vous arriverait à vous?
Le chasseur rigole sans joie.
Chris : Ouais, ce serais pas bon pour moi… Mais j’aurais pas de mal à trouver des occasions de me racheter.
Il ajoute de la pression sur le cou de Scott avant de le relâcher. Chris pointe un doigt menaçant.
Chris : Et ça… ce serait pas bon pour toi.
Le chasseur recule ; Scott avance. Toujours en se foudroyant du regard, ils empoignent respectivement le plateau de biscuits et le gâteau. Ils retournent à la salle à manger.
37. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles et Derek sont coincés dans la piscine. La bête rôde 
toujours sur le pavé. Elle s’approche de la piscine et y trempe expérimentalement la patte. Elle recule aussitôt, effarouchée.
Stiles (étonné) : Derek, t’as vu ça? Je crois qu’il sait pas nager.
Son compagnon est tout aussi déconcerté.
38. INT. – REZ-DE-CHAUSSÉ, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Allison essuie sa bouche et s’adresse à son grand-père.
Allison : Ça ne vous dérange pas si on vous laisse quelques instants? J’ai un cours que j’aimerais bien réviser avec Scott.
Gérard hoche la tête.
Chris (en fixant Scott) : Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Scott lui rend son regard, frustré.
Gérard : Bon, et c’est moi qui suis censé être de la vieille école… (À Scott et Allison) Aller vous deux, montez.
La jeune fille se lève de table en adressant un sourire narquois à son père. Scott la suit. Chris semble contrarié mais Gérard est toujours aussi amusé.
Les adolescents montent les escaliers adjacents. Une fois au pallier, Scott s’en va dans la direction opposée à Allison. La jeune fille le reprend.
Allison (chuchote) : Non, par là.
Elle prend sa main et l’emmène de l’autre côté.
39. INT. – CHAMBRE DE GÉRARD, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Allison entre dans la chambre.
Allison (à voix basse) : Dépêche-toi.
Scott entre et elle jette un coup d’œil dans le couloir avant de refermer la porte. Scott feuillette les documents placés en évidence sur le lit. Allison se charge d’examiner les livres se trouvant sur une table d’appoint. En vain. Elle enlève le manteau placé sur un meuble : celui-ci est en fait un coffre-fort. Elle lance un regard à Scott.
Allison : Je crois qu’on a un problème.
Scott soupire et laisse tomber le dossier qu’il examinait.
Scott : D’accord, attend. (Il s’accroupit devant le coffre) Je vais essayer quelque chose…
Il ferme les yeux et colle son oreille contre la porte. Il tourne lentement la molette. Au bout d’un moment il s’arrête et tire sur la poignée : le coffre s’ouvre. Scott est épaté.
Scott : Ooh ça a marché!
Allison (en souriant) : Ça te dirait de braquer des banques?
Ils rigolent. Le jeune homme prête attention au contenu du coffre. Quelques minces documents y sont entreposés. Il tend la main dans le meuble et retrouve le vieux carnet aperçu par Allison. Scott l’ouvre et le feuillette. Lui et Allison sont étonnés de découvrir ce que le texte contient.
Scott : Son, moutarde, crème fraîche? (À Allison) Mais c’est quoi?
Allison : C’est une recette.
Allison est frustrée. Scott ne comprend pas.
Allison : C’est un livre de cuisine.
40. INT. – SALLE À MANGER, MAISON DES ARGENT, AU MÊME MOMENT :
Gérard prend une bouchée et ferme les yeux, une expression d’extase sur le visage.
Gérard : Mmm… Deux jours de préparation mais ça en valait la peine.
Il ferme à nouveau ses yeux et savoure sa bouchée.
41. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
La créature fait lentement le tour de la piscine. Stiles nage encore en surplace avec Derek, toujours paralysé, en remorque.
Stiles : Écoute, je crois que j’vais pas pouvoir tenir très longtemps.
Il aperçoit son téléphone portable, gisant sur le carrelage. Derek suis son regard.
Derek : Non non non non non! N’y pense même pas!
Stiles : Tu peux me faire confiance au moins cette fois?
Derek : Non!
Stiles : Pour l’instant c’est moi qui te maintien en vie, t’as remarqué?
Derek : Ouais et quand la paralysie auras disparu, qui pourra combattre cette bête, toi ou moi?
Stiles : C’est pour ça que tu crois que je te tiens depuis deux heures?!
Derek : Ouais… Si tu me fais pas confiance, je te fais pas confiance. Mais t’a besoin de moi pour survivre et c’est pour ça que tu vas pas me laisser!
Stiles le dévisage un moment, de plus en plus en colère. Il le lâche.
Derek : Stiles!
L’homme tombe sous la surface pendant que l’adolescent nage jusqu’au bord. Derek s’enfonce sous l’eau et touche le fond. Stiles prend de la vitesse. Il s’arrête lorsqu’il aperçoit l’énorme reptile non loin. Stiles fonce sur l’appareil. La créature fonce sur lui mais l’adolescent hyperactif parvient à la surpasser. Le monstre hurle, enragé. Stiles nage aussitôt vers le centre de la piscine, du mieux qu’il peut avec une seule main libre. Une fois arrivé, il compose frénétiquement et colle l’appareil à son oreille.
42. INT. – CHAMBRE DE GÉRARD, MAISON DES ARGENT, AU MÊME MOMENT :
Scott range le carnet dans le coffre-fort et le referme quand son portable sonne. Le bruit menace de les trahir.
Allison (chuchote) : Éteint-le! Éteint-le vite!
Scott : Oui, désolé.
Il prend l’appel.
43. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles (soulagé) : Scott!
44. INT. – CHAMBRE DE GÉRARD, MAISON DES ARGENT, NUIT:
Scott (rapidement, à voix basse) : J’peux pas te parler maintenant!
Il raccroche.
45. INT. – PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Stiles éloigne le téléphone de son oreille et le regarde, estomaqué. Peu à peu son ébahissement fait place à l’indignation. Il lance des regards conflictuels à la forme de Derek au fond de la piscine et à son portable. Stiles finit par lancer rageusement l’objet dans l’eau. Il plonge à la rescousse du loup-garou. Stiles agrippe son chandail et remonte. Ils brisent à nouveau la surface, Derek en sûreté dans les bras de l’adolescent.
Derek (éreinté) : Dis-moi que tu l’as eu.
Ils échangent un regard. Stiles ne répond pas et Derek est accablé.
46. INT. – CHAMBRE DE GÉRARD, MAISON DES ARGENT, AU MÊME MOMENT :
Scott est abattu.
Scott : Sans ce livre on ne pourra pas savoir ce que c’est.
Allison : Où est-ce qu’il pourrait être?
Scott : T’as vraiment aucune idée?
La jeune fille réfléchit.
Allison : Ou alors c’est peut-être pas un livre… Mais un truc qu’il garde toujours sur lui…
L’expression d’Allison s’éclaire.
Allison : Oui, je sais où c’est.
47. INT. – BUREAU DU PROVISEUR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, AU MÊME MOMENT :
Enfoncé dans la poignée de porte, le trousseau de clé volé à Gérard Argent pend, oublié par Stiles. Parmi les clés ordinaires se trouve une clé USB.
48. INT. – REZ-DE-CHAUSSÉ, MAISON DES ARGENT, NUIT :
Les adolescents descendent en vitesse les escaliers de la demeure. Allison va reprendre sa place à table mais Scott reste debout et ne fait que poser ses mains sur le dossier de sa chaise.
Scott : Monsieur le proviseur, monsieur et madame Argent merci pour le dîner mais… (Il enfile sa veste) je viens de me rappeler qu’il faut que j’aille chercher ma mère au travail.
Sans plus, il s’en va. Gérard est au comble de l’amusement.
Gérard : Je ne comprends pas ce que vous n’aimez pas chez lui.
Toute la famille lui offre un sourire forcé.
49. EXT. – BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
La voiture familiale des McCall trombe dans le stationnement de l’école. Scott s’empresse de sortir du véhicule, tout en pressant son téléphone portable contre son oreille.
Scott (énervé) : Stiles, t’est où?! J’ai besoin des clés de Gérard, y a une clé USB accrochée dessus, c’est ça le bestiaire!
L’adolescent raccroche et court vers l’établissement.
50. INT. - PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT :
Le téléphone de Stiles gît au fond de la piscine.
51. INT. - BUREAU DU PROVISEUR, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, NUIT:
Scott arrive devant le bureau et aperçoit le trousseau de clés. Il s’empresse de le décrocher de la poignée lorsqu’il entend le rugissement de la créature. Il fige.
52. INT. - PISCINE, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, AU MÊME MOMENT :
Stiles, épuisé doit déployer encore plus d’énergie pour les maintenir Derek et lui à la surface.
Stiles : J’en peux plus! Il faut que je m’accroche quelque part.
Il tourne la tête et aperçoit une barre d’appuie sous un tremplin. Il nage aussitôt dans cette direction, le loup-garou en remorque.
Stiles : C’est bon…
Il arrive à y mettre sa main mais celle-ci glisse… Éreinté, Stiles sombre sous l’eau, emportant Derek avec lui. Un bras s’avance soudain pour les tirer hors de la piscine. Ils sont tous deux projetés dans les airs et atterrissent sur le carrelage. Scott, sous sa forme de loup-garou est accroupi sur le tremplin devant ses amis. Il rugit un défi au reptile humanoïde. La
créature fonce sur lui et ils tombent au sol. Les deux créatures se font face et rugissent de plus belle. Le reptile utilise sa queue pour attraper la cheville du loup-garou. Il s’en sert pour lancer Scott contre un mur. Un miroir qui y était accroché se fracasse sous l’impact. Scott reprend pied puis s’arme d’un fragment du miroir. Son adversaire approche lentement. Au grand étonnement de Scott, la créature semble hypnotisée par son reflet. Soudain, elle décide de prendre la fuite. Avec une vitesse inhumaine elle saute, grimpe le mur, s’accroche au plafond et quitte la salle en fracassant la vitre d’une lucarne pour se fondre dans la nuit. Scott échange un regard avec Derek et Stiles qui reprennent leur souffle. Scott se détend et pousse un soupir de soulagement.
53. EXT. – STATIONNEMENT, BEACON HILLS HIGH SCHOOL, PLUS TARD :
La clé USB de Gérard est plantée dans le port d’un ordinateur portable, ouvert sur le capot de la voiture des McCall. Scott et Stiles y examinent ce qui semble être les pages d’un vieux manuscrit écrit dans une langue inconnue.
Stiles : C’est quoi ce charabia?
Scott : Et maintenant comment on va faire pour trouver ce que c’est?
Derek : C’est un kanima.
L’homme, flanqué d’Erica, surprend les adolescents en arrivant soudainement.
Stiles (fâché) : Tu le savais depuis longtemps?
Derek : Non, seulement quand il a été troublé par son reflet.
Scott (réalisant) : Il sait pas ce qu’il est…
Derek : Ni qui il est.
Stiles : Tu sais autre chose?
Derek : J’ai entendu des histoires… des rumeurs.
Scott : Mais il est comme nous?
Derek : C’est un métamorphe, oui, mais… c’est… un peu plus que ça. C’est comme… (Il cherche ses mots)
Stiles (doucement) : Une abomination.
Derek et Stiles échangent un regard intense. Le loup-garou semble presque reconnaissant que Stiles ait qualifié le kanima d’abomination. Derek hoche la tête. Lui et Erica se retourne pour s’en aller.
Scott : Derek! (Erica et Derek s’arrêtent) Il faut qu’on s’unisse contre cette créature. Et peut-être en parler aux Argent…
Derek (en colère) : Tu leur fait confiance?!
Scott : Personne ne fait confiance à personne! C’est bien ça le problème! Pendant qu’on est là en train de s’engueuler pour essayer de savoir qui est dans quel camp, cette bête effrayante, plus forte et plus rapide que nous tue des gens! Et pour l’instant on sait toujours rien sur elle!
L’expression de Derek reste furieuse.
Derek : Je sais une chose : quand je la trouverais…
Il s’en va et laisse ses crocs apparaître.
Derek : ...je la tuerais.
54. EXT. – ENTRÉE, HÔPITAL DE BEACON HILLS, NUIT :
Scott sort de la voiture familiale devant le hall de l’hôpital au même moment où Gérard l’approche à son insu. Le vieil homme le retourne et plante un couteau dans l’abdomen de l’adolescent. Scott encaisse durement le coup mais parviens à rester debout, probablement à cause de la prise que Gérard garde fermement sur l’arme.
Gérard : Tu ne bouges pas! Même si je peux presque sentir autour de la lame les tissus qui essaient déjà de cicatriser, on ne peut jamais savoir avec un beta.
Il bouge la lame pour ponctuer. Scott ne peut que pousser une exclamation de douleur. Pour faire écran, le vieil homme met sa main sur l’épaule de Scott, mimant une accolade chaleureuse.
Gérard (souriant) : Et puis il serait sans doute dommage de gâcher un tableau aussi émouvant. Le gentil et affectueux grand-père qui embrasse (il le prend dans ses bras) son petit-fils préféré… (à son oreille) après avoir entendu les bonnes nouvelles des médecins.
Le vieil homme se redresse et, toujours en agrippant fermement Scott par l’épaule, brandit une nouvelle fois le poignard.
Gérard (avec un ton léger) : Tu vois Scott, je suis capable de jouer au gentil grand-père un peu gaga qui aime cuisiner, raconter des histoires. Le charmant petit papi très affectueux.
Il ébouriffe les cheveux de l’adolescent pendant que ce dernier le foudroie du regard.
Gérard : Alors crois-moi, je peux être beaucoup plus
convaincant que toi dans le rôle de l’adolescent éploré au cœur brisé.
Il bouge encore le couteau. Scott est submergé par la douleur.
Gérard : Tu m’entends?
Scott (à contrecœur) : Oui.
Gérard : Parfait. Maintenant je vais te demander un service un de ces jours et tu vas me le rendre, parce que sinon ce couteau finira planté dans son ventre.
Il tourne la tête. Scott suit son regard. Dans le hall de l’hôpital, Melissa McCall discute avec une autre infirmière.
Gérard : Scott. Si tu veux mon avis, je crois sincèrement qu’il est toujours préférable de tout faire pour éviter que des évènements regrettables arrivent à des gens biens. (Emphase avec le couteau) Tu n’es pas d’accord?
Scott (la mâchoire serré) : Si.
Le vieil homme bouge une dernière fois son arme avant de la retirer. Scott agrippe son ventre. Sur ce, Gérard s’en va, saluant une femme avec son chapeau d’un air tout à fait désinvolte. Scott ferme les yeux et tente de contrôler la douleur pendant que sa mère sort enfin de l’hôpital. Elle se tient de l’autre côté de la voiture. Inconsciente de ce qui vient se passer, Melissa sourit.
Melissa : Salut, toi.
Scott (le souffle court) : Salut.
Melissa : Tu vas bien?
Scott : Oui, ça va.
Elle embarque dans la voiture.
Scott (à lui-même) : Tout va très bien.
Une goutte de sang tombe sur la chaussée malgré le bras de Scott pressé sur son ventre. Puis une autre, encore une autre et plusieurs autres viennent la rejoindre. Une mare de sang se forme…
***FIN***















































